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Malaisie

Lundi 1 août 1 01 /08 /Août 13:19

 

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  Bienvenue à Semporna et ses environs. Il s’agit d’une ville d'environ 150 000 habitants dans la province malaisienne de Sabah au nord est de Bornéo.


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Nous sommes dans une zone réputée pour la plongée sous-marine. La diversité biologique est importante à cet endroit du globe comme l'atteste une expédition internationale d'inventaire des espèces menée en 2010. Cette expédition a relevé 43 espèces de coraux-champignons et plus de 840 espèces de poissons au cours de leurs successives plongées.

 

Cependant, ce paradis aquatique est fortement menacé. L'intensification des activités humaines pressurise les équilibres naturels : surexploitation des ressources, méthodes de pêche non-sélectives ou interdites (nous avons pu entendre en plongeant des pêches à l'explosif), pollution, modification des traits de côte, destruction des fonds marins... Ces impacts mettent en perspective des conséquences néfastes à moyen terme tant pour l'environnement que pour les hommes qui y vivent.

 

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Les rapports entre l'homme et la nature sont une nouvelle fois la clef d'un avenir prospère.

 

Semporna est une ville depuis longtemps orientée vers le commerce et l'échange qui se compose principalement de Bajaus, nomades des mers qui se sont sédentarisés au cours des ans. La mer est la source principale de nourriture et de revenus pour ces habitants et si les échanges et l'économie s'organisent depuis le centre ville de Semporna, de nombreuses communautés vivent sur la côte et sur les îlots avoisinants dépendent intégralement de ce que la mer leur donne.

 

Ville côtière, port de pêche et petit centre économique, Semporna s'ouvre au tourisme et aux investissements immobiliers. Elle est le point de passage obligé pour se rendre vers la très réputée réserve marine de Sipadan (élu comme l'un des dix plus beaux spots de plongée au monde) et autres îlots paradisiaques pour touristes sportifs ou en goguette.

 

Malheureusement, la réputation négative de la ville s'étend comme une nappe de mazout à la surface de l'eau, lui valant en anglais des surnoms aussi dégoûtants que réalistes "Smelly porna (Smelly = mal odorante) ou "Sem poo na" (poo = caca) !

 

Voyage donc à Semporna : entre poubelle et  biodiversité gigantesque !

 

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Nous sommes restés 10 jours à Semporna, l'occasion de visiter différents spots de plongées. Nous n'avons pas été déçus du spectacle sous-marin et la réserve marine de Sipadan est à la hauteur de sa réputation !

 

Malheureusement, notre boitier SONY nouvellement acheté à Kuala Lumpur prend l'eau. Il s'agit d'un défaut de fabrication, nous sommes donc très limités pour les prises de vues sous-marines.

 

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Requins à pointe blanche ou noir, bancs de barracudas à queue noire et autres poissons pélagiques font sensation sous l'eau !

 

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Une petite vidéo prise à Sipadan pour se rendre encore mieux compte du spectacle privilégié des plongeurs sur ce site :

 

 

 

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  Le plaisir de l'observation marine concerne aussi bien les gros poissons que l'infiniment petit, la faune comme la flore et les étroites relations des espèces entre elles.

 

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Nous aimons particulièrement repérer les limaces des mers (nudibranches) dont les couleurs et les formes sont surprenantes. Ces animaux de la famille des gastéropodes et de l'embranchement des mollusques ont une tête et des yeux ce qui n'est pas toujours une évidence !

 

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Certaines ont une partie surélevée appelée corne qui contient des substances urticantes visant à éloigner les prédateurs.

 

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L'élégance et le flegme majestueux des tortues vertes ou hawksbill (comme ci-dessus) !

Un vrai bonheur que de voir pareilles beautés sous-marines.

 

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Les sites protégés ou éloignés des côtes et de l'activité humaine sont globalement bien conservés.

 

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  La réserve Marine de Sipadan est contrôlée en permanence avec un quota maximum de plongeurs et de visiteurs par jour. Il n'est plus possible d'y passer la nuit comme cela fut possible il y a quelques années.

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Les longues plages de sable blanc sont l'écueil non seulement des algues mais aussi des macro-déchets toujours plus nombreux !

 

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Pour bien comprendre la situation, il faut se projeter de l'autre côté du miroir. Ces décors paradisiaques pour des vacanciers en manque d'exotisme, sont aussi un environnement précaire, rustique parfois ennuyeux pour des communautés locales coincées sur ces bancs de sables. 

 

L'envie d'un ailleurs, de plus de confort, d'une autre vie fantasmée au travers de récits qui résument la modernité à l'accès à la consommation, aux nouvelles technologies et aux lumières des grandes villes est un facteur de désintérêt pour leur environnement immédiat qu'ils connaissent depuis toujours.

 

Enfin, le manque de débouchés, d'éducation notamment environnementale, d'encadrement et de moyens publics, conjugués à des conditions de vie loin d'être faciles, sont autant de facteurs qui expliquent  certains actes peu respectueux de l'environnement.

 

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Ce n'est pas l'homme à l'échelle de l'individu qui est la cause d'une pollution irrémédiable ni un risque pour la diversité biologique.

 

C'est l'accumulation de chaque geste et les pratiques à grande échelle  pêche intensive, densification urbaine forte, non traitement des déchets communaux, industries et entreprises écologiquement irresponsables) qui infligent les changements les plus radicaux. 

 

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Lorsque nous regardons plus en détail au niveau de Semporna, nous constatons rapidement la gravité de la situation et son caractère irrémédiable !

 

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Les varans sont parmi les espèces les plus résistantes pour vivre dans pareil niveau de saleté avec les rats et les insectes.

 

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Ceux qui subissent ces conditions de vie nauséabondes et impropres à une bonne santé, sont les plus faibles et les plus pauvres !

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C'est une anecdote surprenante : nous avons pensé en rencontrant cet homme que ce dernier collectait ces différentes bouteilles à des fins de retraitement des déchets. En réalité, il s'agit bien d'une deuxième vie qui est offerte à ces contenants plastiques qui sont revendus aux pêcheurs comme flotteurs pour leurs lignes. En d'autres termes, ces bouteilles vont être rejetées à la mer.

 

Vendues moins d'un euro le sac, c'est le système D qui est de rigueur ! Heureusement, la bonne humeur et les sourires de ceux qui vivent de cette misère poussent à aller de l'avant et à ne pas se décourager devant l'ampleur du problème ! 

 

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Au chapitre des pratiques non soutenables, la pêche d'espèces menacées est couramment observable. Certaines traditions mais surtout la demande soutenue des pays asiatiques poussent les pêcheurs à sur-pêcher requins, raies, mérous...

 

La surpêche d'un poisson en particulier représente une menace pour l'espèce en soi mais aussi pour tout l'écosystème.


L'aiguillat Commun (Squalus Acanthias) par exemple est une espèce classée vulnérable. Il en va de même pour de nombreuses autres espèces de requins appréciés pour leur peau (maroquinerie), leur chair (alimentaire via les soupes ou les ailerons) ou leurs dents (bijoux et souvenir).

 

Les méthodes utilisées sont souvent inadaptées, destructrices et même illégales. La pêche à l'explosif ou au produit chimique détruit au passage de nombreuses autres espèces inutilement, voire toute une zone de l'écosystème de façon irrémédiable. Le finning (pratique visant à découper les nageoires du requin avant de rejeter cruellement le corps vivant à l'eau) est une pratique couramment utilisé par la pêche industrielle pour ne pas limiter la place dans les cales (pratique interdite pour les bateaux de l'union Européenne).

 

L'absence de réglementation impartiale, de formation et de transfert des connaissances scientifiques ne permet pas aux pêcheurs d'avoir les outils pour une bonne gestion des stocks. En effet, chaque espèce a une maturité sexuelle, taux de fécondité et période de gestation différente.

 

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  Toute une économie, le développement voire parfois la survie de familles sont en jeux. Les ressources de la mer avant d'être épuisables sont d'abord nécessaires aux populations côtières. Malheureusement, une vision à trop court terme conduit à empirer chaque jour un peu plus une situation déjà difficile.

 

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La nuit tombe progressivement sur Semporna annonçant la fin d'une journée. Les prières comme les oiseaux montent au ciel mais les pieds restent englués dans une vase de pollution croissante.

 

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La transition économique rapide est visible au travers du flux de voitures toujours plus nombreuses et au manque d’infrastructure adéquate. 

 

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  Les hommes comme les animaux tentent de s'adapter aux nouveaux modes de vie, mais la précarité génère de nouvelles difficultés.

 

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Entre rêves consuméristes placardés sur les magasins et situation quotidienne, les étapes de transition économique sont brutales.

 

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  Voila donc de quoi rester pensif notamment aux actions permettant de concilier  protection de l'environnement et développement humain.

 

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D'un côté des richesses naturelles immenses, nécessaires aux populations locales mais aussi convoitées à l'international. Sources de nourriture et de développement, ces ressources sont progressivement menacées par la surexploitation et la destruction progressive de l'écosystème qui les régénère.


Ces exploitations non durables sont également peu solidaires. Leur organisation est contrôlée et bénéficie d'abord aux plus riches et donc au plus petit nombre. La transition vers une meilleure répartition des revenus, des connaissances et plus d'éducation est donc fortement limitée. Or avant de "pouvoir" changer pour plus de soutenabilité, il faut "savoir" et "vouloir" et le chemin vers cette liberté est encore long !

 

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Quelques initiatives sont toutefois en cours. Les associations environnementales, locales et internationales sont mobilisées et travaillent sur des programmes à moyen et long terme à la protection des espèces et des milieux, au travers de l'éducation, du transfert d'information, de la mise en place de zones protégées, de la valorisation de filières plus soutenables et d'accompagnement dans un processus de développement plus durable. La tâche reste toutefois vaste bien que les résultats soient encourageants. 

 

 

D'autre part, le développement du tourisme de la plongée oblige les opérateurs et bénéficiaires directs à essayer de protéger leur fond de commerce à savoir la mer. Il ne faut pas s'y tromper ce tourisme est loin d'être sans impact sur l'environnement (pollution, consommation d'essence, perturbation et destruction des fonds,...). Cependant, les retombées  économiques invitent à s'interroger davantage sur le moyen terme et les manières de conserver la beauté naturelle de cette zone. En effet, aux Seychelles, un requin vivant rapporte entre 10 et 20 fois ce qu'il rapporterait mort (extrait du National Geographic France - juillet 2011 - Mordu des requins)

 

A titre d'exemple, des programmes de nettoyage de l'île de Mabul sont couramment réalisés. La transformation d'un ancien site polluant reconverti comme cette plateforme d'extraction, devenu un centre de plongée.

 

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Les programmes d'éducation et de sensibilisation sont naturellement indispensables. "Nous protégeons toujours mieux ce que nous connaissons bien !"

 

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Via le paiement d'un droit d'accès à la zone protégée, les touristes financent une partie de l'organisation et de la gestion de la zone. Loin d'être un système parfaitement transparent il a le mérite d'exister et pourra probablement continuer de s'améliorer.

 

Enfin, comme nous aimons à le rappeler sans cesse, les acteurs économiques privés sont indispensables dans ce processus de réflexion et d'amélioration de nos impacts environnementaux. Qu'il s'agisse de Greenwashing (opération pour rendre sa marque plus verte) ou d'une volonté sincère, quand rien n'est encore fait, il s'agit d'un point d'avancement incontestable !

 

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L'avenir des femmes et des hommes qui vivent « dans » et « de » ce petit coin de paradis est en train de se dessiner maintenant. Espérons que leur développement soit source de réels progrès pour chacun tout en respectant la nature qui les entoure et nous fait tous vivre !

 

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Actions Biodiversité à Semporna, Sabah Malaisie du 13 au 22 mars 2011

Par Actions Biodiversité - Publié dans : Malaisie - Communauté : Plongeurs du Globe
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Mercredi 25 mai 3 25 /05 /Mai 09:21

 

KL

 

Arrivés en Malaisie, nous devons modifier nos plans. Contraints de devoir réparer l'ordinateur Mac qui vient de bugger de façon inquiétante, nous décidons de rester à Kuala Lumpur alors que nous n'avions prévu qu'une escale de quelques heures en avion avant de rejoindre la province de Sabah au nord de Bornéo.

 

 

 

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Au final, nous resterons une petite semaine dans la capitale parmi les 23 jours passés en Malaisie. Cinq jours donc à Kuala Lumpur pour courir entre les différents magasins d'informatique. Ensuite, nous rejoignons Sabah en volant vers Kota Kinabalu. Nous nous rendrons à Semporna d'où pendant 9 jours nous  rayonnerons sur les différents "spots" de plongée notamment la réserve marine de Sipadan (le prochain article du blog sera consacré exclusivement à Semporna : Entre poubelle et biodiversité marine). Enfin nous resterons une semaine à Tawau, ville frontalière avec l'Indonésie, afin d'obtenir nos visas et surtout un nouveau caisson sous-marin pour notre appareil photo suite à un défaut de fabrication.

 

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  Nous voilà donc à Kuala Lumpur, après 2 mois en Asie du Sud-Est. Le contraste avec le Vietnam est fort.

 

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C'est une grande ville moderne qui n'oublie pas de rappeler aux citadins les richesses naturelles du pays. Malheureusement, de nos jours il est bien plus probable de voir  un tigre via une représentation de cette espèce emblématique sur un tram qu'en vrai dans la nature.

 

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La religion dominante est l'Islam. Certaines femmes voilées de la tête aux pieds surprennent par leur silhouette fantasmagorique.

 

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L'occasion pour nous de retrouver la société de consommation et donc celle de la restauration variée.

 

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Nous en profitons pour nous régaler de mezzés et de cuisine orientale.

 

Surpris par la proposition d'un restaurant d'une chaîne japonaise, nous testons le Temaki (sorte de sushi en cornet) à l'araignée. C'est la deuxième fois que l'on remarque des tarentules à la consommation. La première fois c'était au Laos, frites de façon locale, ici présentées comme un plat exotique.  Nous ne connaissons pas la soutenabilité de cette pratique culinaire à grande échelle, il faut espérer que c'est meilleur que la consommation de thon rouge (espèce menacée). En tous cas au goût, ce n'est pas extra !

 

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  Comme à notre habitude nous observons les petits détails qui nous renseignent sur la conscience environnementale du nouveau pays dans lequel nous arrivons. Au premier abord, on note des efforts d'informations écologiques. Mais très vite, les mauvais exemples viennent infirmer notre premier constat. Le peu d'intérêt pour l'économie d'énergie illustre bien des préoccupations davantages tournées vers l'essor économique à tout prix. Cette chaîne de café internationale, par exemple fait tourner en permanence de gros climatiseurs placés en terrasse même lorsqu'il n'y a personne !

 

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Voilà notre souci principal du moment, notre outil de travail est en panne... Ce sera donc un ballet interminable dans les "IT malls" (centres commerciaux dédiés aux produits informatiques et technologiques) pour diagnostiquer, réparer, réinstaller les logiciels au moindre coût et au plus vite!

 

Comme un retour violent à la société de consommation et ses irrésistibles tentations, nous craquons pour un petit appareil photographique et son caisson étanche afin de pouvoir garder des souvenirs des incroyables plongées que nous avons prévues de réaliser. La Malaisie et l'Indonésie sont des zones de biodiversité marine particulièrement impressionnantes. De plus c'est l'anniversaire de Julien dans quelques jours, l'occasion s'y prête parfaitement !

 

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  Grâce à l'essor des compagnies low cost, il est facile de se déplacer dans la zone Asie. Le slogan publicitaire sonne comme une promesse solidaire : "Maintenant, tout le monde peut voler !".

 

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Nous voilà arrivés à Kota Kinabalu sous un temps plutôt maussade. Le tremblement de 8,9 sur l'échelle de Richter qui vient de se produire au Japon (11 mars 2011), plonge la planète en émoi. Difficile d'avoir des informations claires sur les risques de tsunami sur les côtes nord-est de Bornéo. Après avoir contacté l'ambassade de France qui nous a rappelé les consignes de prudence Malaisienne, c'est à dire de ne pas rester au bord de l'eau dans la nuit, nous resterons tard à lire les premières informations de la catastrophe et échanger des messages avec ceux qui pensaient que nous étions carrément dans la zone à fort risque.

 

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Kota Kinabalu ne nous donne pas l'impression d'une ville balnéaire très agréable. Nous décidons de nous promener histoire de trouver un sujet qui puisse nous intéresser.

 

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De toute évidence la pêche est une activité économique importante pour cette ville.

 

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Mais vu l'état de saleté du port et de ses environs, on imagine aisément les problèmes de pollution et de traitement des déchets.

 

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On trouve quelques petits panneaux artisanaux ça et là dans les boutiques et les "guesthouses" pour promouvoir le respect de l'environnement. Mais il est facile de trouver au coin des rues des boutiques qui vendent des concombres des mers séchés, ailerons de requins et de raies (espèces menacées) ainsi que de nombreux produits de décoration issue de la mer (éponges, coraux, coquilles...).

 

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  Nous déjeunons japonais, à cette période le spectre de la contamination environnementale par Fukushima n'est pas encore d'actualité.

 

Aujourd'hui encore, nous ne devons rien oublier surtout pas que la nature a un énorme pouvoir destructeur pour l'homme qui croit pouvoir la dompter !

 

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La bonne surprise de Kota Kinabalu fut la découverte d'une zone isolée redécorée par des artistes "graphers". L'art est un vecteur de communication essentiel et l'expression d'un besoin de liberté ! Les préoccupations exprimées sont surprenantes, empreintes de spiritualité, de modernisme, de respect générationnel, ethnique et d'un souci environnemental poussé.

 

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  Nous passons un agréable moment à discuter avec quelques jeunes venus ici se retrouver. Nous profitons de cet échange pour mieux comprendre leur façon de voir le monde !

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Pas le temps de s'attarder, nous voilà déjà repartis pour Semporna une ville plus au sud. Il s'agit d'un endroit réputé pour la plongée et nous avons l'impatience de découvrir quelques sites de ce monde immergé.  

 

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Nous traversons en bus les routes en bon état du nord-est de Bornéo. Inutile de préciser à quel point nous sommes catastrophés de voir à perte de vue et tout au long du trajet la monoculture de palmiers à huile. Ces exploitations infinies et omniprésentes ont remplacé la forêt naturelle.

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  Nous arrivons le soir à Semporna et nous y resterons 10 jours. Nous avons tellement de photographies marines et terrestres de cette ville que nous consacrerons le prochain article du blog exclusivement à "Semporna : Entre poubelle et biodiversité marine gigantesque".

 

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Après 9 jours à Semporna et plus d'une vingtaine de plongées, nous rejoignons Tawau à l'extrême sud-est du Bornéo malaisien. Notre objectif est d'obtenir notre visa pour l'Indonésie que nous souhaitons rejoindre par bateau (liaison Tawau-Tarakan à Kalimantan, la partie indonésienne de l'île de Bornéo).

 

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Tawau est une ville sans le moindre intérêt. On y croise quasiment aucun touriste si ce n'est parfois quelques voyageurs en escale comme nous.

 

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L'obtention du visa est une simple formalité de 3 ou 4 heures seulement (on craignait un peu plus) !

 

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  En revanche, nous restons 6 jours sur place afin d'attendre un nouveau caisson aquatique pour notre appareil photo compte tenu que celui que nous venions d'acheter avait un défaut de fabrication.

 

Ce fut un moment difficile que la négociation avec une boutique représentant SONY dans ce coin un peu perdu de Sabah Malaisie. Afin d'être certain de pouvoir utiliser notre boitier le reste du voyage et conscient que nous ne trouverions pas de SAV SONY en Indonésie Kalimentan, nous avons joué le tout pour le tout et avons négocié un échange accéléré de matériel. Enfin en 6 jours dans cette ville déprimante nous avons eu le temps de mettre quelques articles à jour et préparer le circuit en Indonésie.

 

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Ainsi que d'essayer différents plats mais sans parvenir à une saveur vraiment concluante.

 

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  Seul le spectacle des oiseaux (White-Winged Tern) au dessus d'une eau polluée nous a tiré d'une sorte de torpeur et nous a fait oublier quelques minutes, à quel point nous souhaitions embarquer pour un autre port !

 

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  Actions Biodiversité en Malaisie, du 7 au 29 mars 2011

Par Actions Biodiversité - Publié dans : Malaisie - Communauté : Carnets-de-voyages
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