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Publié par Actions Biodiversité

 

KL

Arrivés en Malaisie, nous devons modifier nos plans. Contraints de devoir réparer l'ordinateur Mac qui vient de bugger de façon inquiétante, nous décidons de rester à Kuala Lumpur alors que nous n'avions prévu qu'une escale de quelques heures en avion avant de rejoindre la province de Sabah au nord de Bornéo.

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Au final, nous resterons une petite semaine dans la capitale parmi les 23 jours passés en Malaisie. Cinq jours donc à Kuala Lumpur pour courir entre les différents magasins d'informatique. Ensuite, nous rejoignons Sabah en volant vers Kota Kinabalu. Nous nous rendrons à Semporna d'où pendant 9 jours nous  rayonnerons sur les différents "spots" de plongée notamment la réserve marine de Sipadan (le prochain article du blog sera consacré exclusivement à Semporna : Entre poubelle et biodiversité marine). Enfin nous resterons une semaine à Tawau, ville frontalière avec l'Indonésie, afin d'obtenir nos visas et surtout un nouveau caisson sous-marin pour notre appareil photo suite à un défaut de fabrication.

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  Nous voilà donc à Kuala Lumpur, après 2 mois en Asie du Sud-Est. Le contraste avec le Vietnam est fort.

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C'est une grande ville moderne qui n'oublie pas de rappeler aux citadins les richesses naturelles du pays. Malheureusement, de nos jours il est bien plus probable de voir  un tigre via une représentation de cette espèce emblématique sur un tram qu'en vrai dans la nature.

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La religion dominante est l'Islam. Certaines femmes voilées de la tête aux pieds surprennent par leur silhouette fantasmagorique.

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L'occasion pour nous de retrouver la société de consommation et donc celle de la restauration variée.

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Nous en profitons pour nous régaler de mezzés et de cuisine orientale.

Surpris par la proposition d'un restaurant d'une chaîne japonaise, nous testons le Temaki (sorte de sushi en cornet) à l'araignée. C'est la deuxième fois que l'on remarque des tarentules à la consommation. La première fois c'était au Laos, frites de façon locale, ici présentées comme un plat exotique.  Nous ne connaissons pas la soutenabilité de cette pratique culinaire à grande échelle, il faut espérer que c'est meilleur que la consommation de thon rouge (espèce menacée). En tous cas au goût, ce n'est pas extra !

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  Comme à notre habitude nous observons les petits détails qui nous renseignent sur la conscience environnementale du nouveau pays dans lequel nous arrivons. Au premier abord, on note des efforts d'informations écologiques. Mais très vite, les mauvais exemples viennent infirmer notre premier constat. Le peu d'intérêt pour l'économie d'énergie illustre bien des préoccupations davantages tournées vers l'essor économique à tout prix. Cette chaîne de café internationale, par exemple fait tourner en permanence de gros climatiseurs placés en terrasse même lorsqu'il n'y a personne !

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Voilà notre souci principal du moment, notre outil de travail est en panne... Ce sera donc un ballet interminable dans les "IT malls" (centres commerciaux dédiés aux produits informatiques et technologiques) pour diagnostiquer, réparer, réinstaller les logiciels au moindre coût et au plus vite!

Comme un retour violent à la société de consommation et ses irrésistibles tentations, nous craquons pour un petit appareil photographique et son caisson étanche afin de pouvoir garder des souvenirs des incroyables plongées que nous avons prévues de réaliser. La Malaisie et l'Indonésie sont des zones de biodiversité marine particulièrement impressionnantes. De plus c'est l'anniversaire de Julien dans quelques jours, l'occasion s'y prête parfaitement !

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  Grâce à l'essor des compagnies low cost, il est facile de se déplacer dans la zone Asie. Le slogan publicitaire sonne comme une promesse solidaire : "Maintenant, tout le monde peut voler !".

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Nous voilà arrivés à Kota Kinabalu sous un temps plutôt maussade. Le tremblement de 8,9 sur l'échelle de Richter qui vient de se produire au Japon (11 mars 2011), plonge la planète en émoi. Difficile d'avoir des informations claires sur les risques de tsunami sur les côtes nord-est de Bornéo. Après avoir contacté l'ambassade de France qui nous a rappelé les consignes de prudence Malaisienne, c'est à dire de ne pas rester au bord de l'eau dans la nuit, nous resterons tard à lire les premières informations de la catastrophe et échanger des messages avec ceux qui pensaient que nous étions carrément dans la zone à fort risque.

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Kota Kinabalu ne nous donne pas l'impression d'une ville balnéaire très agréable. Nous décidons de nous promener histoire de trouver un sujet qui puisse nous intéresser.

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De toute évidence la pêche est une activité économique importante pour cette ville.

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Mais vu l'état de saleté du port et de ses environs, on imagine aisément les problèmes de pollution et de traitement des déchets.

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On trouve quelques petits panneaux artisanaux ça et là dans les boutiques et les "guesthouses" pour promouvoir le respect de l'environnement. Mais il est facile de trouver au coin des rues des boutiques qui vendent des concombres des mers séchés, ailerons de requins et de raies (espèces menacées) ainsi que de nombreux produits de décoration issue de la mer (éponges, coraux, coquilles...).

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  Nous déjeunons japonais, à cette période le spectre de la contamination environnementale par Fukushima n'est pas encore d'actualité.

Aujourd'hui encore, nous ne devons rien oublier surtout pas que la nature a un énorme pouvoir destructeur pour l'homme qui croit pouvoir la dompter !

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La bonne surprise de Kota Kinabalu fut la découverte d'une zone isolée redécorée par des artistes "graphers". L'art est un vecteur de communication essentiel et l'expression d'un besoin de liberté ! Les préoccupations exprimées sont surprenantes, empreintes de spiritualité, de modernisme, de respect générationnel, ethnique et d'un souci environnemental poussé.

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  Nous passons un agréable moment à discuter avec quelques jeunes venus ici se retrouver. Nous profitons de cet échange pour mieux comprendre leur façon de voir le monde !

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Pas le temps de s'attarder, nous voilà déjà repartis pour Semporna une ville plus au sud. Il s'agit d'un endroit réputé pour la plongée et nous avons l'impatience de découvrir quelques sites de ce monde immergé. 

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Nous traversons en bus les routes en bon état du nord-est de Bornéo. Inutile de préciser à quel point nous sommes catastrophés de voir à perte de vue et tout au long du trajet la monoculture de palmiers à huile. Ces exploitations infinies et omniprésentes ont remplacé la forêt naturelle.

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  Nous arrivons le soir à Semporna et nous y resterons 10 jours. Nous avons tellement de photographies marines et terrestres de cette ville que nous consacrerons le prochain article du blog exclusivement à "Semporna : Entre poubelle et biodiversité marine gigantesque".

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Après 9 jours à Semporna et plus d'une vingtaine de plongées, nous rejoignons Tawau à l'extrême sud-est du Bornéo malaisien. Notre objectif est d'obtenir notre visa pour l'Indonésie que nous souhaitons rejoindre par bateau (liaison Tawau-Tarakan à Kalimantan, la partie indonésienne de l'île de Bornéo).

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Tawau est une ville sans le moindre intérêt. On y croise quasiment aucun touriste si ce n'est parfois quelques voyageurs en escale comme nous.

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L'obtention du visa est une simple formalité de 3 ou 4 heures seulement (on craignait un peu plus) !

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  En revanche, nous restons 6 jours sur place afin d'attendre un nouveau caisson aquatique pour notre appareil photo compte tenu que celui que nous venions d'acheter avait un défaut de fabrication.

Ce fut un moment difficile que la négociation avec une boutique représentant SONY dans ce coin un peu perdu de Sabah Malaisie. Afin d'être certain de pouvoir utiliser notre boitier le reste du voyage et conscient que nous ne trouverions pas de SAV SONY en Indonésie Kalimentan, nous avons joué le tout pour le tout et avons négocié un échange accéléré de matériel. Enfin en 6 jours dans cette ville déprimante nous avons eu le temps de mettre quelques articles à jour et préparer le circuit en Indonésie.

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Ainsi que d'essayer différents plats mais sans parvenir à une saveur vraiment concluante.

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  Seul le spectacle des oiseaux (White-Winged Tern) au dessus d'une eau polluée nous a tiré d'une sorte de torpeur et nous a fait oublier quelques minutes, à quel point nous souhaitions embarquer pour un autre port !

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  Actions Biodiversité en Malaisie, du 7 au 29 mars 2011

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A
<br /> Bonjour,<br /> Quel exploit, vous avez tenu 5 jours à KL! C'est vraiment la ville-jungle par excellence! Les piétons sont aussi des espèces rare et surtout en danger!<br /> <br /> <br />
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N
<br /> Ah enfin des nouvelles du début de la fin du périple ; ça c'est fait !<br /> A bientôt pour la suite et fin de vos aventures<br /> nono<br /> <br /> <br />
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L
<br /> "Ainsi que d'essayer différents plats mais sans parvenir à une saveur vraiment concluante."<br /> C'est parce que le séjour touchait à sa fin et que vous sentiez l'appel de la mitraillette sauce samourai.<br /> <br /> <br />
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